La couronne du mendiant devenue la couronne de l'empereur
Des perches du Nil, des dattes d'Égypte, des fruits d'Orient, des figues de Syrie, des grenades, des melons, des raisins d'un pouce, des raves, des salades enchevêtrées, des pâtés de foie d'oie, des rôtis de marcassin, de sanglier, de chevreuil, de bœuf, d'agneau, de bouc, de lièvre, toutes les viandes, toutes les formes du feu, tous les parfums de la chaleur, et, parmi tout cela, des épices d'Orient — le poivre, la cannelle, le gingembre, le safran, le nard — apportées par les caravanes de la mer Rouge et de Pétra, achetées à prix d'or, et répandues, ce soir, à pleines mains, sur nos tables, comme si l'or n'existait pas, comme si le monde n'avait été qu'un immense marché dont l'Empereur pre