MARQUÉE PAR L'ALPHA
Alysson
Les jours qui suivent ne ressemblent à aucun jour que j'ai vécu.
Le premier signe apparaît le lundi matin. Je suis dans le métro, coincée entre un vieux monsieur qui sent la lotion après-rasage et une jeune femme au parfum de vanille, et sans aucune raison, sans le moindre déclencheur, une colère noire monte en moi comme une marée. Une colère brutale, injustifiée, une envie de frapper le siège, la vitre, n'importe quoi. Je serre les poings. Je serre les mâchoires. J'ai la certitude absurde que quelqu'un, quelque part, vient de me trahir, et je n'arrive pas à me défaire de cette certitude alors même que la partie rationnelle de mon cerveau me hurle que je n'ai aucun ennemi, aucune rai