เข้าสู่ระบบ[ Mature 21+ ] Dion Pratama adalah pelatih renang muda di klub elite tempat para sosialita berkumpul. Dan berbeda dari kelab renang biasanya, tempatnya bekerja mengharuskan para pelatihnya menawarkan jasa penuh sensualitas. Mampukah Dion melawan godaan dari para muridnya? Atau justru sebaliknya. Menjadi pemuas bagi para sosialita?
ดูเพิ่มเติมOphélia
Leurs regards m'écorchent la peau depuis que j'ai franchi le seuil.
Je sens le poids des yeux ambrés de Damien s'attarder exactement là, entre mes omoplates, à l'endroit précis où mes ailes de papillon de nuit frémissent contre ma colonne vertébrale, palpitantes, presque humides de cette chaleur qui n'a rien d'humaine. Elles voudraient se déployer pour échapper à cette brûlure, mais je les retiens. Je les force au calme, comme on force un muscle à ne pas trembler sous l'effort.
L'autre regard, celui couleur de cuivre en fusion, glisse sur moi comme du mercure vivant. Il m'enveloppe sans jamais oser me toucher, et c'est pire que s'il le faisait. Alistair sait que le moindre contact briserait l'équilibre précaire de cette rencontre. Alors il attend. Il me dévore des yeux à distance, et ses prunelles d'or liquide suivent chaque mouvement de mes ailes, chaque frémissement de ma peau couverte de poussière d'étoiles noires.
Damien est adossé au mur de briques apparentes, bras croisés sur sa poitrine massive. La posture respire la possession, le territoire, le défi silencieux lancé à quiconque oserait croire qu'il n'est pas le prédateur suprême ici. La lumière tamisée du club dessine des ombres mouvantes sur ses pommettes dures, sur la ligne tranchante de sa mâchoire, sur ses pupilles dilatées qui me traquent depuis mon entrée.
Je connais cette intensité. Je l'ai vue cent fois chez cent monstres différents. Mais chez lui, elle est différente. Elle est affamée. Elle est patiente. Elle est dangereuse.
Il n'aime pas attendre. Je le sais. Je le vois à la façon dont ses doigts tambourinent imperceptiblement contre son propre bras, au tic nerveux qui crispe sa mâchoire toutes les trente secondes. L'attente est pour lui une insulte silencieuse, une faille dans son pouvoir qu'il ne tolère que parce qu'il a compris une vérité fondamentale : certaines proies méritent qu'on prenne le temps de les regarder venir.
Moi, j'adore le faire attendre.
J'aime cette seconde de flottement où son pouvoir vacille juste assez pour que je puisse y glisser la pointe de mes ailes. J'aime la façon dont ses muscles se bandent sous sa chemise quand je prends mon temps, quand je le force à réaliser que je ne suis pas une lycanthrope soumise aux lois de sa meute, que je ne suis rien de ce qu'il a l'habitude de contrôler, de posséder, de briser.
— Vous êtes en retard, Ophélia.
Le vouvoiement claque dans l'air chargé d'ombres comme un fouet. Une distance imposée. Un rappel à l'ordre. Nous sommes en territoire neutre, les murs de ce club ont des oreilles, et les oreilles appartiennent à des créatures qui paieraient cher pour savoir ce qui se trame entre un Alpha et une Fée des ombres.
Mais je sais la vérité derrière ce vouvoiement. Il n'aime pas montrer qu'il tient à quelque chose. Il déteste cette fragilité qui consiste à avoir besoin de quelqu'un d'autre que soi-même.
Alors je le force à montrer ses faiblesses.
Mes ailes se déploient une seconde, lentement, voluptueusement, avant de se replier contre mon dos. La poussière d'étoiles noires qui recouvre ma peau, cette poussière héritée de ma mère fée et transformée par l'ombre de mon père, glisse sur mes épaules comme une caresse venue d'ailleurs, comme une promesse de nuits sans fin. Je retire mon manteau avec une lenteur calculée, une lenteur qui frôle l'insolence, qui frôle l'invitation. Je le dépose sur le dossier du fauteuil en inclinant mon corps pour qu'il voie mes ailes s'ouvrir une fois encore, pour qu'il voie la façon dont la lumière joue sur les nervures sombres, sur la translucidité de leurs membranes parsemées d'éclats de nuit.
Je sais ce que je fais.
Je sais comment mes ombres personnelles dansent sur mes clavicules. Je sais comment mes yeux trop grands, trop sombres, trop profonds attirent les monstres comme la flamme attire les mites.
Et je suis une mite, après tout. Une mite consciente de l'être. Une mite qui a appris à danser avec le feu sans jamais se brûler.
Une Fée des ombres. Mi-fée, mi-ténébreuse. Assez lumineuse pour être désirée par ceux qui cherchent la lumière sans oser s'y baigner. Assez sombre pour être crainte par ceux qui pressentent que derrière mes yeux se cache quelque chose qu'ils ne pourront jamais dompter.
Assez seule, surtout. Assez seule pour être véritablement dangereuse. Parce que la solitude chez les créatures comme moi n'est pas une faiblesse. C'est une forge où l'on trempe ses armes.
— Je suis toujours en retard, Damien.
Ma voix coule comme du miel noir, épaisse, sucrée, légèrement vénéneuse.
— C'est ce qui vous plaît chez moi. Cette attente que je vous impose. Ce temps suspendu où vous ne savez pas si je viendrai, si j'existe vraiment, si tout cela n'est pas un rêve que vous avez trop peur de finir.
Sa bouche s'entrouvre. Juste un coin. Juste assez pour que je voie la pointe de ses canines luire dans la pénombre. Son regard s'assombrit, ses pupilles s'élargissent encore, et quand il répond, sa voix est un grondement contenu, un orage qui cherche où frapper.
— Tu es insupportable.
Le tutoiement revient. Brutal. Instinctif. Il arrache le masque de la neutralité pour révéler ce qu'il y a dessous : ce besoin de possession qui le consume, cette faim qu'il ne peut réprimer quand il est face à moi.
Je m'assois sans y être invitée. Sans lui laisser le temps d'affirmer son territoire. Je croise mes jambes lentement, très lentement, et mes ailes se replient sagement contre le dossier du fauteuil comme si elles aussi attendaient la suite.
— Parle.
Son regard glisse sur mes jambes découvertes, sur la courbe de mes hanches, sur mes ailes qui palpitent imperceptiblement. Il ne perd jamais de temps quand quelque chose l'obsède. Et je vois bien que cette affaire l'obsède. Que cet œuf volé le ronge de l'intérieur.
Il se penche vers moi. Ses avant-bras musclés s'appuient sur la table basse qui nous sépare. Ses doigts tambourinent sur le bois comme s'ils suivaient le rythme de son cœur, un cœur de prédateur qui bat trop vite, trop fort.
— Un œuf de dragon ancien a été volé par une faction de Lycans rebelles, dit-il, la voix rauque. La Griffe Noire.
Il marque une pause. Ses yeux plongent dans les miens.
— Je veux que tu le retrouves. Que tu me le rapportes avant qu'ils ne comprennent la valeur de ce qu'ils ont entre les mains.
Je sens le poids de ses mots, mais aussi le poids de son regard qui ne me lâche pas, qui me détaille, qui me possède déjà par les yeux.
Et derrière lui, dans l'ombre du club, je sens l'autre regard. Celui d'Alistair. Cuivré. Brûlant. Immobile.
Il n'a pas dit un mot. Il n'a pas bougé. Mais je sais qu'il est là. Je sais qu'il écoute. Je sais qu'il attend son tour.
Deux prédateurs , une proie : Moi.
Satu minggu terakhir terasa seperti satu bulan penuh penantian yang menyesakkan dada. Setiap pagi aku bangun dengan harapan kecil bahwa hari itu akan ada kabar dari Bunga. Setiap malam sebelum tidur aku menatap layar ponsel, berharap ada pesan atau panggilan darinya, tapi nihil. Nomornya tetap tidak aktif. Aku terus berjuang menenangkan diriku sendiri, tapi setiap detik yang berlalu justru menambah kecemasan.Raka selalu berusaha menghiburku. Di ruang tamu, di dapur, bahkan saat kami makan atau sedang sekadar duduk di teras, dia tidak pernah berhenti mengatakan hal yang sama:“Tenang. Pak Aditya pasti akan cari tahu sendiri. Percaya saja.”Aku mencoba percaya. Tapi rasa rindu dan khawatir bercampur jadi satu, membuat dada ini berat. Entah apa yang dilakukan Bunga, apa dia baik-baik saja, atau apa dia masih memikirkan aku.Malam ini, aku dan Raka sedang duduk di ruang tamu. Televisi menyala, tapi tidak ada satu pun yang benar-benar kami tonton. Pikiranku tidak berada di sini. Jauh mela
Aku terdiam lama sebelum akhirnya mengangguk pelan. “Gue bakal coba ngomong sama Andini besok,” kataku lirih. Raka tersenyum puas. “Good. Itu langkah pertama yang paling penting sekarang.” Aku menatap lampu-lampu kota yang lewat di jendela mobil. Di kepalaku hanya ada satu harapan. "Semoga semua ini benar-benar bisa menyelamatkan aku dan Bunga." *** Pagi ini aku bangun dengan perasaan yang benar-benar kacau. Rasanya perutku seperti dipelintir sejak tadi malam, sejak aku dan Raka pulang dari rumah Pak Aditya dan diusir begitu saja meski sudah membawa bukti nyata tentang kelakuan Bobi. Raka bilang aku harus tetap tenang, bahwa cepat atau lambat Pak Aditya pasti akan mencari tahu sendiri siapa Bobi sebenarnya. Tapi hati aku tetap gelisah. Sampai sekarang ponsel Bunga masih tidak aktif, dan itu membuat pikiranku semakin nggak karuan. Aku sudah rapi sejak jam tujuh pagi. Hari ini aku harus menemui seseorang, tak lain Andini. Yang dulu dijuluki “ratu es”. Yang dulu dingin, tegas,
"Heh! Kalian pikir saya buta? Zaman sekarang orang bisa membuat foto apa saja, dan saya yakin ini cuma editan!" bentak pak Aditya.Aku hanya diam. Raka kembali meyakinkan. "Pak. Sumpah demi apa pun, ini foto asli, pelayan hotel yang memfoto langsung, jika semalam Bobi bersama perempuan lain.""Cukup! Saya tidak mau mendengar omong kosong kalian! Bobi itu lelaki yang pantas untuk Bunga, tidak seperti dia!"Aku langsung menunduk saat pak Aditya menunjuk ke arahku.Raka mencoba mengeluarkan bukti berupa rekaman, dan aku berharap itu bisa meyakinkan pak Aditya. Akan tetapi, lagi-lagi pak Aditya mengelak. "Saya tidak percaya sama kalian! Sekarang pergi! Jangan injakan kaki lagi di sini!"Deg!Hatiku terasa hancur mendengar perkataannya. Raka melihat ke arahku, lalu menarik tanganku. "Ayo, Yon. Kita pergi."Aku hanya bisa diam berjalan menuju mobil dengan langkah gontai. Udara pagi yang seharusnya menenangkan justru terasa seperti menghimpit dadaku. Suara bentakan Pak Aditya masih menggema
Malam semakin larut. Lampu ruang tamu rumah Raka hanya tinggal satu yang menyala, redup, tapi cukup membuat ruangan tidak terasa kosong. Raka berdiri sambil meregangkan tubuhnya.“Yon, udah. Lo istirahat dulu. Jangan mikir macam-macam lagi. Besok semua kita selesain bareng-bareng,” katanya sambil menepuk bahuku.Aku hanya mengangguk pelan. “Iya, Ka. Makasih.”“Kasur tambahan gue taruh di kamar sebelah. Lo tidur duluan. Gue mau mandi sebentar,” ujarnya sebelum akhirnya melangkah menuju kamarnya.Tinggal aku sendiri di ruang tamu.Aku bersandar di sofa, memeluk bantal kecil, mencoba menenangkan napas yang terasa naik turun tak beraturan. Gelisahku tidak berkurang sedikit pun… bahkan setelah mendengar semua keyakinan Raka. Ada ruang kosong dalam dadaku yang tidak bisa diisi selain oleh satu hal, atau lebih tepatnya, satu orang. "Bunga."Nama itu terus menari dalam pikiranku. Setiap kali aku berpikir tentangnya, dadaku selalu terasa panas sekaligus perih. Rasa takut terus mencengkeramku.
Raka langsung mencengkeram bahuku kuat-kuat. “Dion! Liat gue!”Aku menoleh, napasku kacau.“Lo gak boleh gegabah! Lo panik, gue ngerti! Tapi kita gak tau hotel mana! Kita nyari juga percuma!”“Aku gak peduli!” bentakku, hampir kehilangan kendali. “Aku harus cari dia! Raka, gue harus cari dia sekara
Aku terdiam sebentar. Logika itu benar. Memang bisa saja mereka hanya sudah selesai jalan dan pulang. Tapi ketakutan tetap memukul dadaku tanpa ampun.“Nggak apa-apa, kan?” tanya Raka pelan.Aku menarik napas panjang meski terasa berat. “Oke… kita ke rumah Bunga.”Raka mengangguk cepat dan langsung
Begitu kami parkir, Raka langsung menarik napas panjang dan menatapku serius.“Dion, lo ikut gue. Kita tanya dulu ke petugas hotel. Tapi inget, jangan emosi,” ucapnya.Aku mengangguk walau dada masih terasa sesak. Kami turun dari mobil dan berjalan cepat menuju lobi hotel. Ruangan itu wangi, dingin
Pukul sebelas malam. Aku kini sudah berada di dalam kamar tamu di rumah Raka. Ruangan itu sebenarnya nyaman, ranjang empuk, lampu redup, udara sejuk dari AC yang pelan menghembus. Tetapi semua kenyamanan itu sama sekali tidak berarti ketika kepalaku penuh dengan kecemasan.Aku berbaring miring, mem
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