أنا أحترق

أنا أحترق

last updateLast Updated : 2026-09-19
By:  RosaliaUpdated just now
Language: Arab
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لطالما آمنتُ أن الأحلام الكبيرة لا تُمنح مجانًا... وأن من أراد الوصول إلى القمة، عليه أن يكون مستعدًا لدفع الثمن، مهما كان باهظًا. كنتُ أعيش في عالمٍ لا يشبه أحلامي إطلاقًا؛ عائلة بسيطة، حياة متواضعة، وأمنيات أكبر من أن تتسع لها جدران منزلنا الصغير. لذلك، كلما مررتُ أمام واجهات المتاجر الفاخرة، كنتُ أتخيل انعكاس صورتي بينها... امرأة تنتمي إلى ذلك العالم المخملي، عالم المال والنفوذ والترف. ولم أكن أهتم كثيرًا بالطريقة التي ستوصلني إليه... كل ما أردته هو الوصول. لكنني لم أكن أعلم أن بعض الأحلام حين تتحقق، تأتي محمّلةً بلعنةٍ لا يمكن الفرار منها. ظننت أن الثراء سيكون مفتاحي إلى الحياة التي لطالما تمنيتها، وأن المال سيمنحني الحرية التي حُرمت منها... لكنني اكتشفت متأخرةً أنني لم أعبر إلى الجنة، بل دخلتُ بإرادتي إلى قفصٍ من ذهب. قفصٌ يملكه رجلٌ لا يعرف الرحمة، ولا يسمح لأحدٍ بالخروج من عالمه. رجلٌ ذو نفوذٍ طاغٍ، ووجهٍ لا يكشف شيئًا مما يدور خلف عينيه الباردتين.

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Chapter 1

الفصل: 01

La salle de bain résonnait du bruit léger de l'eau.

Clément Weyland était sous la douche.

Il était trois heures du matin.

Il venait tout juste de rentrer.

Jeanne Vidal se tenait devant la porte, les doigts légèrement serrés contre le chambranle. Elle voulait lui parler d'une chose importante. Elle était un peu nerveuse, ne sachant pas s'il accepterait ce qu'elle s'apprêtait à lui dire.

Alors qu'elle réfléchissait encore comment aborder le sujet, des bruits étranges lui sont parvenus de l'intérieur.

Elle a tendu l'oreille. Et elle a compris.

Il se faisait plaisir lui-même.

Chaque souffle, chaque gémissement étouffé tombait comme un coup de masse sur sa poitrine, l'un après l'autre, jusqu'à ce que la douleur s'étende en elle comme une marée sombre. Elle avait l'impression de s'y noyer, incapable de reprendre son souffle.

Ce jour-là marquait pourtant leur anniversaire de mariage.

Cinq ans qu'elle avait épousé Clément.

Et ils n'avaient jamais partagé la moindre intimité de couple.

Alors, il préférait ça, plutôt que de la toucher ?

À mesure que sa respiration à lui devenait plus pressante, il a soudain laissé échapper un souffle brûlant, arraché à une retenue trop longue :

« Clio... »

Ce simple prénom l'a brisée net.

Un fracas muet a explosé dans sa tête, quelque chose en elle s'effondrait, se réduisant en une poussière invisible.

Elle a posé une main sur sa bouche pour étouffer le sanglot qui montait, puis elle a tourné les talons pour fuir. Mais à peine avait-elle fait un pas qu'elle a trébuché, heurtant le meuble du lavabo avant de s'effondrer au sol.

« Jeanne ? »

La voix de Clément venait encore du fond de la salle de bain. On sentait qu'il essayait de reprendre le contrôle, mais son souffle restait lourd, saccadé.

« Je... je voulais juste aller aux toilettes. Je ne savais pas que tu prenais ta douche... »

Elle a lâché ce mensonge maladroit en s'accrochant au lavabo, tentant de se relever dans la panique.

Plus elle se dépêchait, plus elle paraissait misérable. Le sol était trempé, le bord du lavabo aussi. Elle a fini par se mettre debout avec peine, juste au moment où Clément sortait.

Une bouffée de vapeur s'est échappée derrière Clément lorsqu'il est apparu. Son peignoir blanc était mal ajusté, passé à la hâte, mais la ceinture restait nouée avec une rigueur presque excessive.

« Tu es tombée ? Laisse-moi. »

Il a voulu la prendre dans ses bras.

Les larmes lui montaient aux yeux à cause de la douleur, mais elle a repoussé sa main, l'air embarrassé mais résolu.

« Non... non, ça va. Je peux marcher. »

Mais dès le pas suivant, elle a manqué de glisser encore une fois. Elle s'est alors réfugiée dans la chambre, boitant, trébuchant, presque en fuite.

Oui, fuite. Le mot convenait parfaitement.

Depuis cinq ans qu'elle était devenue Madame Weyland, elle ne faisait que ça : fuir.

Fuir le monde extérieur. Fuir les regards qui la jugeaient en silence. Fuir la compassion lourde comme du plomb, cette compassion qu'elle lisait dans les yeux de Clément — parce que la femme de Clément n'était qu'une boiteuse.

Comment une femme comme elle pouvait-elle être digne d'un homme comme lui, si brillant, si impeccable ?

Pourtant, autrefois, elle aussi avait eu deux belles jambes bien droites...

Clément est sorti à son tour, adoucissant la voix, visiblement inquiet :

« Tu t'es fait mal ? Montre-moi. »

« Non, vraiment. »

Elle s'est glissée sous la couette, recouvrant son corps et sa honte d'un même geste.

« Tu es sûre ? »

Il était sincèrement préoccupé.

« Oui. »

Elle a hoché la tête, toujours dos à lui.

« Tu dors déjà ? Tu voulais aller aux toilettes pourtant. »

« Ce n'est plus urgent... On se couche ? » a-t-elle murmuré.

« D'accord. Au fait, aujourd'hui, c'est notre anniversaire. Je t'ai acheté un cadeau. Tu verras demain si ça te plaît. »

« D'accord. »

Le cadeau était posé sur la table de chevet. Elle l'avait vu tout à l'heure. Elle n'avait même pas besoin de l'ouvrir pour savoir ce qu'il contenait.

Chaque année, la même boîte.

La même taille.

Et à l'intérieur, la même montre.

Dans son tiroir, avec les présents d'anniversaire, il y en avait déjà neuf.

Celle-ci serait la dixième.

La conversation s'est éteinte là. Il a éteint la lumière et s'est allongé à son tour.

Dans l'air flottait encore l'odeur humide de son gel de douche, une senteur tiède qui enveloppait la pièce. Mais Jeanne ne sentait presque pas le matelas s'affaisser. Sur un lit de deux mètres, elle occupait un bord, lui s'est installé tout au bout de l'autre côté, et entre eux, il restait assez d'espace pour qu'une troisième personne puisse dormir.

Personne n'a prononcé le nom de Clio. Personne n'a parlé de ce qui s'était passé dans la salle de bain. Comme si rien, absolument rien n'avait existé.

Elle est restée allongée sur le dos, raide, et sentait ses yeux la brûler douloureusement.

Clio. Claire Lefèvre. Celle qui avait partagé les années d'université de Clément. Son premier amour. La fille qu'il avait idéalisée.

Quand ils avaient obtenu leur diplôme, Claire était partie à l'étranger. Leur histoire s'était terminée là. Et Clément, lui, s'était effondré après leur rupture, passant ses nuits à boire, incapable de se relever.

Jeanne et Clément avaient été camarades au lycée. Elle l'admettait sans honte : à cette époque, elle l'aimait déjà en secret.

Lui, c'était le garçon le plus courtisé du lycée, brillant dans toutes les matières, ce prodige froid et impeccable dont tout le monde parlait.

Elle, de son côté, suivait un parcours de danse au conservatoire en parallèle du lycée. Jolie, bien sûr, mais dans un environnement où l'excellence académique attirait tous les regards, une fille absorbée par la danse pouvait facilement passer à côté de la lumière. Certaines la regardaient même avec une légère distance, comme si sa voie artistique la plaçait un peu « à part ».

Alors, son amour n'avait été qu'un secret bien gardé. Elle n'avait jamais imaginé qu'un jour, elle pourrait réellement se tenir devant lui.

Jusqu'à cet été-là.

Elle venait tout juste d'obtenir sa licence de danse à l'université et était rentrée chez elle pour les vacances, lorsqu'elle était tombée sur un Clément brisé, perdu dans l'alcool.

Ce soir-là, il était complètement ivre.

Il marchait en zigzag sur le trottoir, et en traversant la rue sans regarder les feux, une voiture avait surgi sans ralentir. Jeanne, qui le suivait de loin avec une inquiétude sourde, l'avait repoussé de toutes ses forces.

C'était elle qui avait reçu le choc.

Elle était l'étudiante en danse qui venait d'être admise en master. Elle, qui avait tout son avenir devant elle.

Cet accident avait brisé sa jambe.

Elle n'avait plus jamais pu danser.

Plus tard, Clément avait arrêté de boire. Puis il l'avait épousée.

Reconnaissant. Coupable. Toujours doux, toujours poli, toujours distant.

Toujours généreux aussi : des cadeaux, de l'argent, des compensations de toutes sortes.

Mais jamais... jamais d'amour.

Jeanne avait cru que le temps guérirait tout, qu'il adoucirait les blessures, qu'il effacerait les ombres.

Elle n'aurait jamais imaginé qu'après cinq ans, il porterait encore le prénom « Clio » si profondément en lui, au point que ce soit ce nom-là qui lui échappe quand il se donnait du plaisir.

Elle avait été naïve. Bien trop naïve.

Jeanne n'avait pas fermé l'œil de la nuit. Elle avait relu au moins une centaine de fois ce mail dans son téléphone : l'offre d'admission d'une université étrangère pour un master.

C'était ce dont elle voulait parler à Clément ce soir-là — lui demander s'il accepterait qu'elle parte étudier à l'étranger.

Mais maintenant, il n'y avait plus rien à lui demander.

Cinq ans de mariage. Des nuits à se retourner sans trouver sa place. Et, à partir de ce moment-là, elle sentait que le compte à rebours pouvait commencer.

Quand il s'est levé, elle faisait semblant de dormir.

Elle l'a entendu dire à Monique, dans l'entrée :

« Ce soir j'ai un dîner. Dites à Madame de ne pas m'attendre, qu'elle se couche tôt. »

Après l'avoir prévenue, il était revenu dans la chambre jeter un dernier regard.

Sous la couette, le visage de Jeanne était caché, mais son oreiller, lui, était trempé.

Habituellement, avant qu'il parte au travail, elle préparait toujours sa tenue du jour : chemise, cravate, veste, tout soigneusement posé pour lui.

Mais pas aujourd'hui.

Il est parti choisir ses vêtements dans le dressing, puis il est sorti pour rejoindre l'entreprise.

Ce n'est qu'une fois la porte refermée qu'elle a ouvert les yeux. Ses paupières la brûlaient tant elles étaient gonflées.

L'alarme de son téléphone s'est mise à sonner.

Son rappel quotidien : l'heure de lire un peu d'anglais.

Depuis le mariage, à cause de sa jambe, elle passait près de 90 % de son temps enfermée. Elle ne sortait presque plus. Ses journées étaient découpées en petites tranches, chacune remplie de quelques activités pour ne pas sentir le vide.

Elle a éteint l'alarme, puis elle a commencé à faire défiler les applications, sans but, sans attention. Sa tête bourdonnait, une masse confuse où rien n'arrivait à se fixer.

Jusqu'au moment où elle est tombée sur une vidéo, sur TikTok.

Le visage dans l'écran...

Trop familier.

Elle a regardé le nom du compte :

ClioCC.

La vidéo avait été publiée la veille.

Jeanne a appuyé pour l'ouvrir. La musique festive a éclaté d'un coup, puis des voix ont crié :

« Un, deux, trois... Bienvenue à Clio pour son retour ! Santé ! »

Et cette voix-là, celle qui lançait le toast, était la voix de Clément.
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Miska rose
Miska rose
روعة تابعي...️‍......️‍...
2026-09-18 19:18:16
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الفصل: 01
يقولون إن الحياة عادلة.لكن من عاشها حقا يعرف أن العدالة ليست سوى كلمة جميلة نرددها كي نتحمل الفوارق التي نراها كل يوم.فالعالم، في نظر بطلتنا، لم يكن أكثر من كعكة ضخمة مقسمة إلى طبقات؛ طبقة فوق طبقة، وكلما ارتفعت إلى الأعلى، صار الهواء خانقا وصارت الأبواب أكثر صعوبة في الفتح.في القاع، هناك الطبقة الكادحة.أناس يستيقظون قبل الشمس، يركضون خلف أرزاقهم، ويعودون إلى بيوتهم منهكين، لكنهم يملكون شيئا لا يمكن شراؤه بسهولة؛ دفء العائلة، ضحكات الأطفال، وجلسات الشاي التي تجمعهم حول مائدة صغيرة وكأنها مملكة كاملة.لم يكونوا يملكون الكثير، لكنهم كانوا يعرفون قيمة ما يملكون.ثم تأتي الطبقة المتوسطة.أناس لا يموتون جوعا، ولا يعيشون في القصور، لكن لديهم سقف فوق رؤوسهم، وطعام على موائدهم، وربما سيارة وبعض الكماليات، لكن أعينهم لا تكف عن الصعود.ينظرون إلى من هو أعلى منهم.يقارنون.يحلمون.ويحسبون دائما كم يحتاجون من المال كي تصبح حياتهم شبيهة بحياة أولئك الذين يرونهم على شاشات هواتفهم.أما في القمة... فهناك عالم آخر تماما.عالم الأغنياء.الطبقة البرجوازية والرأسمالية التي لا تحتاج إلى الركض خلف شيء؛
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أوقفت ملاك سيارتها أمام الثانوية، ثم التفتت إلى ابنتها بنظرة تحمل مزيجاً من الغضب واليأس.— ترجلي من على السيارة لقد وصلنا وهذه هي ثانويتك، دعينا نرَى مصيبتنا لهذا اليوم... أقسم بالله، أوشكوا أن يتصلوا بي للعمل معهم في مكاتب الإدارة من كثرة ما يرون وجهي هنا!فتحت غيثة الباب ونزلت بخطوات واثقة، وكأنها ذاهبة إلى مكان اعتادت أن تكون محط الأنظار فيه، عدّلت حقيبتها على كتفها، وألقت نظرة سريعة حولها، فبدأ بعض الطلاب يلتفتون إليها.أما ملاك، فنزلت خلفها وهي تتمتم:— صبرك يا الله...دخلتا إلى الإدارة، وما إن عبرتا الباب حتى اكتشفت غيثة أنها ليست الوحيدة التي استُدعيت بسبب الغياب.كانت مريم وهند وبعض صديقاتها واقفات هناك، وقد أحضرت كل واحدة منهن والدتها أيضا.أما الحارس العام، فكان واقفا أمامهن وهو يقلب مجموعة من الأوراق بوجه عابس، وكأنه أمضى الصباح كله في استقبال الوجوه نفسها.رفع المسؤول رأسه وقال بحدة:• هذه آخر مرة أعطيكن فيها ورقة دخول! ألا تشعرن ببعض الحياء؟ كل مرة تجررن أولياء أموركن إلى هنا بسبب الغياب!خفضت بعض الأمهات رؤوسهن، بينما تبادلت الفتيات النظرات في صمت. تقدمت ملاك قليلاً وقا
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بعد لحظات معدودة، اهتز الهاتف، ورفعت غيثة حاجبها بانتصار وقالت لصديقاتها بابتسامة خبيثة: "ألم أقل لكم؟" ثم ضغطت زر الإجابة بدلال: "ألو حمزة؟ أين أنت؟ نحن في اشتياق لرؤيتك."ضحكت هند بجانبها بغنج: "أسرع قبل أن تجرّك هذه المجنونة إلى ورطة جديدة لا قبل لك بها!"في تلك اللحظة بالذات، وقع بصر غيثة على شاب يمر بجانبهما، فرمقهما بنظرة وقحة أثارت حفيظتها فوراً، فتحجر وجهها وتصلبت ملامحها، فقالت في الهاتف بصوت حاد يقطر انزعاجاً مصطنعاً: "ألو... هناك من يقلل أدبه معنا الآن ولا يحترم وجودنا." توقف الشاب، والتفت إليهن بملامح متسائلة مستفزة، وما هي إلا ثوانٍ حتى بادلته إحدى الفتيات رداً لاذعاً، لتندلع مشادة كلامية خاطفة في الشارع. ~ "إنه مجرد عابر سبيل تجرأ على مضايقتي أنا وصديقتي"، شرحت غيثة لحمزة بحدة أنثوية، ثم استطردت بدلال: "أنا مع البنات.. هل ستأتي لنلتقي فوراً؟" استمعت لإجابته بتركيز، ثم أردفت: "حسناً"، وأغلقت الخط.التفتت بغطرسة نحو الشاب: "ماذا تريد أيها الأحمق؟"تطايرت الكلمات الحادة بين الطرفين، وانخرطت مريم وهند في المعركة الكلامية لتتحول إلى مشاجرة شوارع عابرة ومثيرة. "اذهب من هنا"
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الفصل: 06
ــــ"تباً لكِ يا غيثة! أين أنتِ؟ لقد حطمتُ النرجيلة للتو! ههههه!"اخترق صوت حمزة صمت شرودها العميق، ملوحاً بكفه بعنف أمام وجهها، ليجذبها قسراً من عوالمها الخفية التي غرقت فيها.رمشت غيثة، وارتدّ بصرها إلى الطاولة بحركات مبعثرة وتوتر ظاهر. ~"ماذا؟! من سكبها؟ من أسقطها بحق الجحيم؟!" تمتمت باضطراب وهي تتأول الفوضى المتناثرة حولهما.لم يستطع أحمد تمالك نفسه، فاستند إلى مقعده مطلقاً ضحكة مجلجلة تموج بالخبث. • "ههههه! بحق الله، كم عمركِ حقاً أيتها الطفلة؟!"تدخل حمزة وهو يبتسم باتساع: "إنها في السابعة عشرة، وتكاد تلامس الثامنة عشرة، لكن انظر إليها! أنتِ من أسقطتها يا غيثة!"~ "لا ام أكن أنا!"تحول وجه غيثة إلى لَوْن قرمزي داكن، وتصاعدت حرارة الإحراج من وجناتها لتلفح أديم رقبتها. قم أشارت بإصبع مرتعشة نحو هند ومريم، هاتفة بغضب طفولي مشوب بالرغبة في البكاء: "هنّ! هنّ من جذبنها حتى هوت!" كانت على وشك الانهيار من وطأة الانكشاف.تبادلت هند ومريم نظرة ماكرة وانخرطتا في ضحكات خبيثة: "حسناً، حسناً! لقد جذبناها نحن، لا داعي لهذا الإحراج كله!"أطلقت غيثة تنهيدة حادة ومحتقنة، وكبرياؤها الجريح ينتفض
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~ "أين أمي؟" همست بها غيثة بصوت خافت، مشحون باستعجال يكاد يقطع أنفاسها. رفعت سارة رأسها، بينما كانت لا تزال تتشبت بوعاء القمامة كدرع واهٍ تخفي خلفه توترها. سارة : "لابد أنها صعدت إلى الأعلى، لقد تركتها في الصالون حين تسللت للخارج لألقاكِ؛ اتخذت من سلة المهملات حجة تافهة حتى لا يشك أحد في أمرنا." تنفست غيثة الصعداء، وسمحت لابتسامة صغيرة، ماكرة ومتحمسة، أن ترتسم بانتصار على شفتيها اللتين تورّدتا من التوتر. "آه... شكراً لكِ، يا سارة." بدون إضاعة ثانية واحدة، انزلقت غيثة داخل صالون التجميل وأغلقت الباب بحذر خلفها وتحركت بسرعة محمومة، متخلعة من ثيابها بلهفة أنثى تكاد تفقد صوابها، حاشرة إياها داخل حقيبة بعجالة، قبل أن ترتدي عباءة داكنة وتلف شالها بإحكام حول رأسها كمن تتخفى في الظلال. ممسكة بحقيبتها، تسللت نحو الطابق العلوي بخطوات خفيفة، عائدة إلى جوف المنزل وكأنها لم تغادره قط. في غرفة المعيشة، كان والدها، عبد المالك، جالسًا في صمت ثقيل متسمراً أمام شاشة التلفزيون، مندمجًا كلياً في مباراة مشتعلة. بينما كانت ملاك غارقة في المطبخ، مشغولة بخلط قناع وجه طبيعي لزبائنها. مرت غيثة دونهم
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الفصل: 08
دوّى صوت عبد المالك من الصالة، غاضبًا كالرعد:• غيثة! هل ستنهضين، أم آتي إليك بالحزام حتى أكسر ظهرك؟!ما إن سمعت غيثة صرخة والدها حتى انتفضت في مكانها.شدّت ملاك على ذراع ابنتها، وهي تتمتم بانزعاج، ثم دفعتها برفق نحو المطبخ.— هيا، اذهبي ونظفي المكان قبل أن يزداد غضبه.لم تقل غيثة شيئًا، لكنها، حين مرت أمام والدها، أوقفها صوته من جديد.• إلى متى ستستمرين في هذه التصرفات الصبيانية؟! ما زلتِ تلتفين عليّ وتتصرفين أمامنا وكأنك لا تفهمين شيئًا! أقسم بالله، إذا أمسكت بك فلن أتركك حتى يأتي عزرائيل! لقد تعبت وأنا أحاول تقويمك، منذ يوم ولدتِ وأنت تشيبين رأسي!توقف لحظة، ثم تابع بحدة:• ليت الله يرزقنا بمن يأخذك من أيدينا ونرتاح منك!تجمدت غيثة لثوانٍ، ثم أسرعت إلى المطبخ دون أن تنطق.رفعت ملاك رأسها نحو زوجها، وقد نفد صبرها:— كفى يا عبد المالك! لا داعي لهذا الكلام كله، عاقبها إن كنت ترى أنها أخطأت، لكن لا تستمر في إهانتها.• وأنتِ ستعلمينني كيف أربي ابنتي الآن؟!— أنا لا أعلمك شيئًا، أنا أقول لك إن الكلام القاسي لا يصلح شيئًا.اقتربت منه خطوة، وقالت بغضب مكتوم:— اضربها إن كنت مصرًا على ذلك،
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الفصل: 09
ملاك: " عار عليك يا عبد المالك! كيف تجرؤ على مخاطبتها هكذا ولم تبلغ الثامنة عشرة بعد؟ إنها مراهقة، نعم مراهقة، ولا تزال في خطواتها الأولى لبناء شخصيتها وتكوين كيانها!" التفت إليها عبد المالك بوجه متبجح ونظرة مشحونة بالغضب: "لا تبدئي لي نفس الاسطوانة القديمة وتُعيديها مرة أخرى!" ــــ"سأبدأ، وسأستمر حتى تفهم وتعقل! أنت أبوها، والكلمات التي تخرج من فمك لا تشبه كلمات أي أحد آخر، حين تسمعك تقول لها إنها عبء ثقيل، أو أنك تتمنى التخلص منها، فهي لن تنسى ذلك أبدًا؛ سيبقى محفوراً في روحها كالجرح." • "وهل تريدينني أن أطبل لها لكي تزداد تمرداً وفسادًا؟!" ــــ "لا أحد يطلب منك أن تطبل لها! أنا أطلب منك شيئاً أبسط بكثير: ربّها بلا أن تكسرها!" رفع عبد المالك صوته بحدة: "تربية؟! لقد أفسدتك الأفلام والمسلسلات الغربية! أصبحتِ تستخدمين كلمات معلبة مثل 'شخصية' و'مراهقة' و'مشاعر'! أي مراهقة هذه اللعينة؟! إما أن تسلك الطريق الصحيح، أو أضع حداً لهذه المهزلة من جذورها!" قالت ملاك بصوت يقطر حدة: "لا تتحدث عن ابنتك وكأنها عدوتك اللدودة!" • "هي وحدها من تجبرني على معاملتها هكذا!" ــــ "لا... أنت من اختر
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الفصل: 10
غادرا الشقة معا، وفي طريقهما نزولاً عبر الدرج، صادفا جارة تحمل سلة غسيل؛ توقف وتأملتهما بنظرات حاقدة ومستنكرة: "هناك الكثير من قلة الأدب والعهر في هذه العمارة! لم يعد أحد يحترم الجيران أو يقيم وزناً للحرمات!" ردت عليها غيثة فوراً بصوت حاد: "اهتمي بشؤونك الخاصة أيتها العجوز الشمطاء ولا تتدخلي فيما لا يعنيك! التجسس على الناس ليس عملاً محترماً." حدقت فيها الجارة بغضب متأجج: "اسمعي جيداً! إن رأيتكِ في هذا المبنى مرة أخرى سأستدعي الشرطة، أسمعتِ؟!" تدخل حمزة بصوت حازم وغاضب: "استغفر الله، لا تتسرعي يا خالة، هذه الفتاة مثل اختي تماماً." • "أنا أتحدث معها هي، وليس معك أنت يا حمزة!" ــــ "وهي في شقتي، وأنا أعلم من يدخل ومن يخرج، لذا، فهذا لا يعنيكِ في شيء!" • "هذا المبنى له حرمته وأخلاقه!" ــــ "والحرمة لا تعني أن تراقبي جيرانك من خرم الباب!" ثم أضاف بغضب: "زوجك لم يشترِ المبنى بأكمله، ولم يشترِ شقتي لتأتي وتملي عليّ من يدخل إلى بيتي!" اتسعت عينا الجارة بذهول: "أهكذا إذن؟!" ــــ"صباح الخير." أمسك حمزة بذراع غيثة وأكملا نزولهما، تاركين الجارة تقف على الدرج مذهولة يتطاير الشرر من عينيها
last updateLast Updated : 2026-09-18
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