La couronne souillée
Comme un souvenir en relief.
Elles sont toutes là, mes cicatrices.
Toutes.
Mais elles sont pâles.
Trop pâles.
Chez une louve, une cicatrice de combat garde longtemps une teinte de bataille. Un rose vif, une trace violette, quelque chose qui rappelle le sang, la peur, la victoire. Les miennes, elles, sont presque effacées. Comme si le temps, ce vieux tricheur, s'était acharné pendant que je dormais à passer le doigt dessus, encore et encore, jusqu'à les blanchir. Jusqu'à leur enlever leur mémoire.