Share

CHAPITRE O4

Chad en média

Quand j’arrive chez moi je suis tellement mouillĂ©e que vous pourriez remplir une baignoire juste en m’essorant ! Je suis, d’ailleurs encore sur les nerfs et je pense vraiment que ma journĂ©e ne pourrait pas ĂȘtre plus moisie !

Je monte directement Ă  l’étage pour prendre une douche et enfiler un pyjama propre et sec. Quand je sors de ma salle de bain, j’entends le tĂ©lĂ©phone sonner, je me prĂ©cipite en bas pour rĂ©pondre :

- AllĂŽ ?

Je suis essoufflĂ©e par ma course la voix d’Emy me rĂ©pond :

- Hey Zoey ! Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Pourquoi t’es essoufflĂ©e ?

Entendre la voix de ma meilleure amie me fait un bien fou :

- Salut Emy ! J’étais en haut je viens de sortir de ma douche et j’ai couru pour pouvoir te rĂ©pondre .

- Ah d’accord, Lucas m’a dit que ton tĂ©lĂ©phone Ă©tait cassĂ© ?

- Oui
ah il t’a encore appelĂ© ? Pour des gens qui se dĂ©testent vous communiquer pas mal..

- Non non, c’est moi je voulais prendre de tes nouvelles
je suis un peu malade c’est pour ça que je ne suis pas venue ! J’ai su que tu Ă©tais sur les nerfs aujourd’hui ?

- Ah d’accord, euh oui c’est ce nouveau lĂ , Cooper ! Je le dĂ©teste Emy je te jure ! Il peut ĂȘtre beau mais MON DIEU CE QU’IL EST CHIANT.

Je remonte dans ma chambre avec le téléphone fixe :

- A ce point ? C’est lui qui a cassĂ© ton tĂ©lĂ©phone apparemment donc je peux te comprendre..

- Oui ! Mais en plus de ça je pense qu’il m’a vu avec Lucas hier, il a dĂ» nous voir par la fenĂȘtre


- Vous voir faire quoi ?

- C’est..c’est Ă©trange Ă  expliquer en rĂ©alité 

Elle explosa de rire et me dit :

- Bah raconte !

J’inspira puis expira fortement :

- Il voulait vraiment qu’on
qu’on


Elle me coupa et dit :

- Que vous fassiez l’amour j’ai compris !

- Oui voilĂ  mais je
enfin j’y arrive pas Émilie, je sais pas si c’est du fait que je l’aime pas assez ou que je suis une enfant nĂ©e d’un amour de jeunesse, une enfant illĂ©gitime mais j’arrive pas Ă  le faire. J’en ai mĂȘme pas envie.

J’entendis deux respirations d’Emilie Ă  travers le tĂ©lĂ©phone puis elle me dit :

- Je sais pas Zoey vraiment mais vous devez parlez toi et Lucas .

- Ouais..bref il voulait qu’on le fasse mais j’arrive pas Ă  le laisser me toucher ni quoi que ce soit. Et pourtant j’ai totalement conscience du fait que je suis sa copine
et qu’au bout de plus d’un an il est normal qu’il ait envie de le faire
 Enfin on ne l’a pas fait mais on peut quand mĂȘme qualifier ce qu’on a fait comme du sexe sauf que je n’y participait pas vraiment. Et puis je pense que Cooper a tout vu a travers la fenĂȘtre
 !

- Oh Zoey pourquoi tu n’as pas fermĂ© ton rideau ?

- DĂ©jĂ  pour la simple raison que je ne suis pas habituĂ©e Ă  avoir des voisins ! Les Hamilton avaient 75 ans et ne montaient plus Ă  l’étage, c’est pourquoi je n’ai pas de rideaux !

Elle soupira et me demanda :

- Bon et qu’avez-vous exactement fait avec Lucas et surtout qu’est-ce qui te fait penser qu’il vous a vu ?

- Imaginons que j’étais sur Lucas
avec mon jeans et en soutien gorge et que lui il Ă©tait donc sous moi, en caleçon
gĂ©missant ! Bon, il n’a pas dĂ» entendre ses gĂ©missements mais Lucas Ă©tait sous moi et je me
je me frottais Ă  lui on va dire. Mais je ne
n’exprimais pas le dĂ©sir si tu veux, vu de l’extĂ©rieur on pourrait croire que je le dominais, et Cooper m’a dit tout Ă  l’heure qu’il ne serait jamais mon soumis, « pas comme certain » 

- Oh oui Zoey je crois que ton voisin vous a vu et ne s’est pas gĂȘnĂ© pour regarder !

- Merde !

Nous avons parlé de tout et de rien encore 15 minutes avec Emy puis je raccrocha.

A l’évidence il nous avait vu, et j’avais encore une raison de plus de le penser. J’étais maintenant trĂšs gĂȘnĂ©e du fait que :

1) Il m’ait vu avec mon petit copain dans une situation compromettante

2) Il m’a vu en soutien gorge

Je ne suis vraiment pas du genre Ă  montrer mon corps, pour vous dire Lucas m’a vu sans tee-shirt seulement quelque fois et il ne m’a jamais vu sans soutien gorge. Les seules fois oĂč j’étais en sous-vĂȘtements c’était plutĂŽt en maillot de bain Ă  la plage et il ne m’a jamais touchĂ© directement. D’ailleurs, Ă  par mes seins Ă  travers du tissus je ne l’ai laissĂ© toucher aucune autre partie de mon intimitĂ© .

Alors savoir que ce gars en face m’as vu en soutien gorge alors que je ne le connais que depuis une journĂ©e
c’est un putain de pervers !

En plus, il s’imagine sĂ»rement que Lucas et moi avons une vie sexuelle trĂšs chargĂ©e et qu’on fait des tas d’expĂ©riences Ă©tranges alors que pas du tout
mais peu importe !

Je me plaça devant ma fenĂȘtre et regarda chez lui, j’aperçus une chambre et je pouvais bien voir l’intĂ©rieur. C’est bien la sienne, je pouvais voir son sac jetĂ© sur son lit
oui maintenant je suis plus que certaine qu’il m’a vu.

Je le vois entrer dans sa chambre, je me place sur le cĂŽtĂ© de ma fenĂȘtre de sorte qu’il ne me voit pas tout en l’observant (ne me demandez pas pourquoi je fais ça, je suppose que c’est par vengeance, j’espĂšre le voir faire quelque chose de compromettant). Il regarde vers la fenĂȘtre (et comme il ne me voit pas je suppose), retire son sweat et le jette sur son lit. Il se retrouve donc torse nu et mĂȘme si je dĂ©teste ce gars il est vraiment musclĂ© et bien foutu, il a un beau corps bien tracĂ© et un teint mate qui fait
.woooow stop ! Je continue Ă  l’observer mais la seule chose que je le vois faire c’est ĂŽter son pantalon pour se retrouver en caleçon. On dirait un mannequin Calvin Klein, je me demande comment on peut avoir un si beau corps a seulement 17 ans !

Faut dire que mĂȘme s’il a un beau physique il a un caractĂšre de merde, bon je ne peux pas continuer Ă  l’observer Ă  se dĂ©shabiller ! Je cours vers la porte de ma chambre en priant pour qu’il ne me voit pas, et en sort. Cooper est un beau, un trĂšs beau salaud.

Ma soirĂ©e se passe comme toutes mes soirĂ©es, Ă  l’exception que je recherche un tĂ©lĂ©phone portable que je pourrais utiliser. J’en trouve un qui ressemble Ă  une cabine tĂ©lĂ©phonique tellement il est gros, mais il fera l’affaire pour l’instant ! Quand maman rentre, j’ai prĂ©parĂ© du riz et des steaks, et quand nous sommes Ă  table elle me demande :

- J’ai essayĂ© de te joindre aujourd’hui mais tu ne m’as pas rĂ©pondu ! Je voulais que tu reviennes ce midi pour ouvrir Ă  Maria, elle a perdu la clĂ© de la maison.

Maria ma nounou quand j’étais enfant, notre femme de mĂ©nage, amie de maman et aussi une sorte de mamie pour moi :

-Oh oui en rĂ©alitĂ© tu n’aurais pas pu me joindre maman parce que quelqu’un m’a foncĂ© dessus ce matin et mon tĂ©lĂ©phone s’est retrouvĂ© par terre en miettes .

Je tiens Ă  dire que je viens de dire cette phrase avec colĂšre tellement penser Ă  Cooper m’énerve !

- Ah ? Qui est ce quelqu’un ?

- Ce quelqu’un est notre nouveau voisin qui se prĂ©nomme Cooper .

Elle me sourie :

- Oh oui j’ai rencontrĂ© son pĂšre ce midi quand j’ai dĂ» rentrer puisque tu ne rĂ©pondais pas. Un homme charmant !

- Son pĂšre est peut ĂȘtre trĂšs charmant mais pas lui !

Elle rie :

- Oh il n’a pas dĂ» faire exprĂšs ! Ce n’était pas mĂ©chant !

- Non peut ĂȘtre pas, mais il a cassĂ© mon portable et ne s’en est pas excusĂ© ! Il me prenait de haut je te jure .

- Oui..je vois, je les ai invité à dßner aprÚs demain.

- Comment ? Pourquoi ?!

Elle eu l’air rĂ©ellement choquĂ©e que je demande :

- Zoey c’est une petite ville trĂšs peu accueillante, et les nouveaux on besoin de soutien pour s’intĂ©grer ! Je croyais que tu pensais comme moi, et pas de la mĂȘme façon que tout ces gens un peu Ă©trange qui constituent notre ville ! Je ne t’ai pas Ă©levĂ©e comme ça !

- Mais maman je viens juste de te dire que ce gars m’as foncĂ© dessus et a cassĂ© mon tĂ©lĂ©phone ! C’est pas la question qu’il soit nouveau c’est juste qu’il est mal Ă©duquĂ© !

- Je ne sais pas pourquoi tu en fait toute une affaire, ton portable tu ne l’utilisais mĂȘme pas ! Et je n’étais pas au courant quand j’ai croisĂ© son pĂšre ce midi.

- Je sais pas tu devrais peut ĂȘtre voir si c’est pas ton fils pour prendre sa dĂ©fense comme ça ! SĂ©rieux lĂ  j’hallucine !

Elle se leva et me dit :

- C’est moi qui suis en train d’halluciner ! Tu te comportes comme tous les malades de la ville Ă  rejeter quelqu’un simplement parce qu’il est nouveau ! Et tu fais toute une affaire d’un truc qui t’importes peu ! Je passerais t’acheter un portable aprĂšs le travail demain, ce n’est pas la peine d’utiliser des prĂ©textes pour les dĂ©tester !

Je pris quelques respirations pour tenter de me calmer, me leva, mis mon assiette dans le lave vaisselle et dit un simple « bonne nuit « a ma mĂšre. Je ne continua mĂȘme pas Ă  me dĂ©fendre, je venais de passer une affreuse journĂ©e. Je n’y comprend rien, je pense que le monde ne tourne pas rond, sĂ©rieux le monde Ă©tait fou aujourd’hui ! Je monta dans ma chambre et lança mon Ă©pisode de Pretty Little Liars et me dit que demain ne pourra ĂȘtre que meilleur.

~

Maman me rĂ©veilla comme chaque matin, aprĂšs ma douche je mis un slim noir, un pull ample rouge , et pris le temps de mettre du vernis du mĂȘme rouge que mon pull , je laissais mes cheveux lĂąchĂ©s, chose que je faisais que rarement malgrĂ© les compliments que je recevais frĂ©quemment sur mes long cheveux blonds.

Je sors de ma chambre prĂȘte pour les cours , maman et moi nous reparlions tranquillement , elle n’aborda pas le sujet des voisins et je lui en fus reconnaissante , je veut passer une belle journĂ©e sans penser Ă  quelque chose de nĂ©faste comme Cooper !

Quand j’arrive au lycĂ©e, Lucas me rejoint directement, et m’embrasse tendrement :

- Zoey faut vraiment que je te parle
Au plus vite !

Émilie dĂ©barque avant que j’eu le temps de lui dire que tout est « ok » et qu’on pourra parler aprĂšs les cours :

- Salut vous deux !

Je sourie à ma meilleure amie et lui réponds :

- Salut ! T’es plus malade ?

- Nan du tout je me sens bien !

Elle s’étend comme pour me montrer qu’elle va parfaitement bien (elle a tendance Ă  toujours tout exagĂ©rer ) ce qui me fait rire :

- Cool alors !

Je regarde Lucas et reprends notre conversation :

- AprĂšs les cours ?

Il lance un regard à Émilie et me dit avec un regard triste :

- Ok..ok aprĂšs les cours .

Il m’embrasse Ă  nouveau tendrement et s’éloigne , je suis habituĂ©e (plus qu’habituĂ©e) aux baisers de Lucas mais là
c’est comme s’il Ă©tait vraiment triste , comme s’il voulait me le dire et comme si c’était notre dernier baiser , c’est trĂšs trĂšs Ă©trange , je sais que j’ai parlĂ© de rupture mais je ne suis peut-ĂȘtre pas tout Ă  fait certaine de vouloir le quitter
il est important pour moi malgrĂ© tout.

- La terre appelle Zoey !!

Je me reprends et regarde Émilie :

- Oh je suis dĂ©solĂ©e ! J’étais dans mes pensĂ©es , tu disais ?

- Rien de trĂšs trĂšs important , tu pensais Ă  quoi ?

- À Lucas ,il semble triste, tu ne trouves pas ?

Elle regarde Lucas qui parle avec ses amis et me rassure :

- Il t’aime Zoey, il a juste peur , il a peur de te perdre aprùs votre discussion et..et je le comprends personne ne voudrait te perdre.

Je la regarde dans les yeux et lui dis :

- T’es tellement mignonne quand tu me dis des trucs comme ça ! Je ne vais pas le quitter, je pense qu’on a besoin d’espace mais je peux pas le quitter il est tellement doux et patient, il mĂ©rite pas ça !

Émilie est ma meilleure amie depuis toujours , elle me connait mieux que n’importe qui ( en dehors de ma mĂšre ) et j’ai plus confiance en elle qu’en n’importe qui, on ne s’est pas rencontrĂ©e d’une façon incroyable, pas du tout , nos noms de familles commence par la mĂȘme lettre si bien qu’on a Ă©tĂ© placĂ© a cĂŽtĂ© l’une de l’autre en classe de CP , CE1 et toutes les classe qui ont suivi et on ne s’est jamais quittĂ© depuis.

La sonnerie retentit, elle me prend le bras :

- Pour le moment on oublie et on va en cours !

Oui oublions, jusqu’à ce soir.

Ma journĂ©e se passa plutĂŽt bien, mĂȘme en cours d’anglais, je fis comme si Cooper n’existait pas et ce fut parfait, je pris d’ailleurs une rĂ©solution, faire comme si Cooper n’existait pas pour le restant de mes jours, c’était un nouveau et mĂȘme si c’était mon voisin je pouvais tout simplement l’ignorer.

Je pris mon dĂ©jeuner avec Emy, Chad , Nina et Maddy , Lucas passa me voir entre deux intercours pour me demander si j’allais bien , j’allais bien, lui par contre ça n’avait pas l’air d’aller si bien que ça mais je comptai le rassurer et lui redonner le sourire, Ă  la fin de ma journĂ©e de cours je le croisa dans les couloirs :

- Tu es lĂ  ! On y va ?

Il sembla vraiment nerveux en me disant ça, je tenta un sourire rassurant :

- Attends moi devant, je dois passer à mon casier, j’en ai pour deux minutes d’accord ?

- D’acc je t’attends.

Je me dirige vers mon casier pour rĂ©cupĂ©rer mes affaires de cours pour demain, j’ai horreur de ne pas avoir toutes mes affaires quand je suis en cours et comme chaque matin on parle jusqu’à la sonnerie, je ne compte pas sur les cinq minutes dont je dispose pour rĂ©cupĂ©rer mes affaires .

Cooper se dirige vers moi alors que je ferme mon casier .

- Salut Barbie, tu veux qu’on rentre ensemble ?

Je le dévisage :

- Euuh nan, merci.

Il me sourie :

- Pourquoi pas Nexfort ?

- Pourquoi je ferais la route avec toi ?

- Parce que manifestement je te plais .

- Je te demande pardon ?

Il me fais un sourire aguicheur, je roule des yeux et commence à me diriger vers la sortie du lycée, il reprend dans mon dos :

- Évite de m’épier par ta fenĂȘtre.

Je me stoppe d’un coup et me retourne :

- Je
je ne t’ai pas Ă©piĂ© !

Il rit de bon cƓur et me dit :

- Oh tu mens mal Barbie, tu me déçois ! Tu m’as regardĂ© du moment oĂč j’ai retirĂ© mon tee-shirt jusqu’à ce que je retire mon pantalon et je crois que lĂ , ça a Ă©tĂ© trop pour toi, t’as dĂ» te dire que t’allais faire un malaise si tu continuais Ă  me regarder. Mais si tu veux ce soir je te montre le reste.

Je rougis mais tente de le dissimuler, je recule d’un pas mais il s’avançe tout prĂȘt de moi, ce gars a un problĂšme avec les espaces , il a tendance Ă  trop s’approcher des gens comme ça !

J’ouvre la bouche pour rĂ©pondre :

- Qu’est ce que tu fous avec ma copine Alvarez ?

Lucas, mon sauveur !

Cooper se tourne vers mon petit copain :

- Je fous rien avec elle.

- Ok, alors Ă©loigne toi .

- Je m’en approche pas, t’en fais pas les fille plastique ça me dit rien mais tu devrais la tenir en laisse ta copine.

Je crispe les points, comment est-ce qu’on peut ĂȘtre aussi indĂ©cent ! Pourquoi ce gars me dĂ©teste ? Lucas se plaça Ă  mes cĂŽtĂ©s :

- Fais gaffe Ă  tes propos, mon pĂšre est avocat .

Ok
bon c’est pas tellement ce que je voudrais que tu dises lĂ  Lucas ! RĂ©pliques vraiment ! Fais pas le fils Ă  papa pour une fois !

Cooper mit sa main devant sa bouche, prit un air choquĂ© et dit d’un ton ironique :

- Oh mon dieu non ! Pas ton papa avocat ! Je ne veux pas aller en prison parce que j’ai traitĂ© ta poupĂ©e Barbie !

Je regarde Lucas pour voir sa rĂ©action, trop choquĂ© pour dire quelque chose moi-mĂȘme et là
il sort son portable :

- J’appelle mon pĂšre Cooper, tu es nouveau, latino et tu insultes une amĂ©ricaine qui vie lĂ  depuis toujours, tu risques d’avoir des soucis !

Oh mon dieu ne me dites pas que ça se passe rĂ©ellement ! Ne me dites pas que mon petit copain vient de dire ça ! Il tapote sur son portable et le met Ă  son oreille, Cooper le regarde avec un sourire aux lĂšvres. Ok, il faut que j’arrĂȘte ce massacre, je pose une main sur le torse de Lucas ;

- Laisse tomber
viens, on y va.

Il me regarde et baisse son téléphone :

- Mais bébé, il est pas poli .

Je soupire et prend sa main et prend grand soin de ne pas péter les plombs en détachant chacun de mes mots :

- Peu importe.

Je tire Lucas par la main et l’entraĂźne vers la sortie, je sais que ça amuse Cooper, je sais qu’il pense que ça confirme ses dires sur le fait que Lucas m’obĂ©it, mais peu importe ce que peut penser ce gars il n’est personne, il ne le sera jamais.

Quand on sort du lycée pour ce diriger vers sa voiture Lucas se décide enfin à devenir un homme :

- Je te jure Zoey s’il avait dit un truc de plus j’aurai pĂ©ter un cĂąble.

- Ah ouais ? Vraiment ?

Je pense qu’il perçoit le ton sarcastique qui perce dans ma voix, il dĂ©marre la voiture et reprend :

- Ouais je te promets ! J’aurai pu le frapper si tu m’avais pas arrĂȘter .

Non visiblement il n’a pas compris mon message cacher
il continue de dĂ©gager sa « colĂšre » jusqu’au parc , je crois que je suis trop blaser pour dire quelque chose ,sĂ©rieusement penser Ă  Cooper me fatigue et entendre Lucas en parler m’épuise !

Quand on arrive au parc je lui demande avant de sortir de la voiture :

- Est-ce qu’on pourrait juste parler de nous ? Et pas de Cooper ?

- Ouais ouais bien sûr bébé . Oublions se latino.

Je me retins de relever ses propos, je dĂ©teste la façon dont il a dit « latino » comme-ci l’origine signifiait quelque chose, comme-ci Cooper Ă©tait un connard parce qu’il Ă©tait latino.

Je me contente d’un :

- Cool merci .

Je sors et il me rejoint aprĂšs avoir verrouillĂ© sa voiture et avoir vĂ©rifiĂ© chaque portiĂšre et le coffre , il a toujours tellement peur qu’on la lui vole, je suis sĂ»re que mĂȘme si on la lui volait, son pĂšre s’empresserait de lui en acheter une nouvelle mais Ă©tant un bon gosse de riche il est matĂ©rialiste .

- On peut y aller !

On marche dans le parc de Westfall , c’est un grand parc qui se compose de trois plus petits , je viens gĂ©nĂ©ralement la pour faire mon footing ( non je ne fais pas de footing mais il m’arrive quand je vois que je prends deux kilos d’en faire un pour dĂ©culpabiliser..dites moi que je ne suis pas la seule a faire ça les filles !! ) il est tout prĂšs de chez moi , a seulement quelques minutes .

On croise pas mal de couples sur des bancs , certains discutent mais la plupart sont des jeunes, il y en a des vraiment jeunes genre 12-13 ans et ils sont apparemment en train de dĂ©couvrir le sexe opposĂ© Ă  la façon dont ils s’embrassent si on peut appeler le fait d’ouvrir grand la bouche et mĂ©langer sa bave avec quelqu’un de la façon la plus rĂ©pugnante qui soit, embrasser , je suis en train de les fixer quand Lucas me dit :

- Tu penses a quoi ?

- A un tas de trucs mais surtout je me dis que les enfants de douze ans devraient faire comme nous au mĂȘme Ăąge et regarder des dessins animĂ©s !

Il sourit faiblement :

- On s’assied ?

Il me montre un banc sous un arbre :

- Ouais faisons ça.

Je prend place sur le bac et pose mes mains sur mes jambes :

- Alors
.bon laisse moi parler d’accord ensuite je te laisse prendre la parole.

Il me fixe quelque seconde et déclare :

- Ok je te laisse en premiĂšre .

Je regarde vers le par cet me lance :

- Je vais pas te mentir Lucas , j’ai songer Ă  te quitter , j’ai beaucoup penser Ă  comment te le dire et je pensais rĂ©ellement ĂȘtre prĂȘte Ă  mettre un point final Ă  notre relation mais voilĂ  je me suis dit un truc ,un gars qui est patient c’est un peu une preuve d’amour et honnĂȘtement tu es le plus patient avec moi , ça fait 18 mois qu’on est ensemble , c’est pas rien je veux dire
je comprends que tu veuilles faire plus avec moi que de simple bisous mais tu ne me mets pas la pression ,je sais que tu en as envie , je sais que tu es en droit d’en avoir envie et je sais aussi que je suis le problĂšme Lucas .

Je me tourne vers lui , lui attrape la main et reprends :

- Je ne sais pas si t’es encore prĂȘt Ă  m’attendre , je ne sais pas Ă  quoi est dĂ» mon blocage exactement mais je vais essayer de trouver , je vais essayer d’arranger ça et de combler mon petit copain si patient , donne moi juste du temps , laisse moi juste un peu de temps .

Je le regarde dans les yeux et je les vois s’embuer de larmes
.pourquoi mon copain est-il si Ă©motif ?

Il souffle et prend la parole :

- Zoey je
je ne veux pas que tu te forces et j’ai l’impression que tu veux plus de moi parfois j’ai l’impression de ne plus te correspondre ,de ne plus ĂȘtre ta moitiĂ© mais ma princesse je te jure que je t’aime je te promets que tu es la seule que j’aime et je peux t’attendre si toi tu es prĂȘte Ă  me supporter .

- Je pense en ĂȘtre capable mais juste pardonne moi de te faire attendre si longtemps .

Il me saisit la joue et murmure contre mes lĂšvres :

- Ne dis pas ça , ne t’excuse pas s’il te plait .

Il m’embrassa comme s’ il m’aimait vraiment comme la premiĂšre fois qu’il m’avait embrassĂ© quand on avait 16 ans devant chez moi , j’eu mĂȘme un petit nƓud dans l’estomac et senti mon cƓur battre dans mes tempes , il accĂ©lĂ©ra notre baiser et je posa une main sur son torse , il Ă©tait dur , Cooper doit en avoir un encore plus dur , de ce que j’ai vu hier ,son corps musclĂ© doit ĂȘtre stoooooop ! Qu’est ce que Cooper fou dans mes pensĂ©es quand j’embrasse mon copain ??

Je romps notre baiser et Lucas m’interroge d’un regard :

- Je n’aime pas les dĂ©monstrations publiques .

Il me donne un dernier baiser léger et me dit :

- C’est pourtant excitant d’ĂȘtre devant des gens .

Ok je commence a croire qu’il a d’étrange goĂ»t peut-ĂȘtre que ce genre de trucs excitent tout les gars mais ça me semble bizarre ,j’ignore sa remarque pour ne rien dire qui pourrait le vexer et me lĂšve :

- Je crois qu’on avait besoin de cet conversation .

Il me sourit Ă  nouveau, un sourire sincĂšre qui fait ressortir sa fossette qui me fait craquer :

- On en avait vraiment besoin, tu veux qu’on se balade un peu avant que tu ne rentres ?

- Ok si tu veux

AprĂšs avoir fait le tour du parc, d’avoir parlĂ© de la petite sƓur capricieuse de Lucas, de mon envie d’avoir une petite sƓur ou un petit frĂšre mais en aucun cas un beau pĂšre et d’une Ă©ventuelle nouvelle coupe de cheveux pour Lucas, mon portable (ou plutĂŽt ma cabine tĂ©lĂ©phonique ) sonne dans ma poche, je dĂ©croche :

- AllĂŽ ?

- Ma puce, je passe te chercher à la maison , je suis sortie un peu plus tît du travail puisqu’il te faut un portable et je pensais qu’on pourrait aller manger au resto ?

- Je suis au parc avec Lucas, tu passes me chercher ou je te rejoins Ă  la maison ?

- Je vais passer te prendre c’est sur ma route, je te bip quand je suis là.

Je raccroche et range mon portable encombrant dans ma poche de slim ( se qui fait une bosse dans mon pantalon , on dirait que j’y ai fourrĂ© 10 mouchoirs usagĂ©s ! )

Je relĂšve mon visage vers Lucas qui me regarde avec de grands yeux en souriant :

- Pourquoi tu souris ?

Il hausse les Ă©paules :

- Je t’aime Zoey .

Je souris Ă  mon tour :

- Je constate que tu es Ă©perdument amoureux de moi Lucas Davis .

Il me saisit la main et se dirige vers la sortie du parc :

- On s’active ta mùre va devoir t’attendre autrement j’ai cru comprendre que vous sortiez ce soir ?

- Oui on se fait un petit resto et elle va m’acheter un nouveau portable parce que Cooper a dĂ©truit le miens.

Il se passe une main dans les cheveux comme ci le simple fait de prononcer le prĂ©nom du nouveau l’agaçait (je trouve que c’est vraiment un truc de gars de faire ça , quand il sont frustrĂ©s, en colĂšre ou mĂȘme stressĂ©s ils se passent la main dans les cheveux )

Il change de sujet :

- On se fait un ciné demain ? ça te tente ?

- Ouais pourquoi pas ?

- T’as une idĂ©e du film que tu veux voir ?

Je balançe ma tĂȘte de droite Ă  gauche alors qu’on arrive Ă  la sortie du parc. Je repĂšre la voiture de ma mĂšre, une BMW blanche qu’elle avait payĂ© un paquet il y a un an et qu’elle regrette chaque jour d’avoir achetĂ© vu le prix exorbitant de l’assurance auto .

J’interromps donc notre conversation :

- On verra ça demain ? Ma mÚre est là tu passes me prendre ?

Il s’avança vers la voiture de ma mùre pour la saluer et j’ouvris ma portiùre :

- Ok je passe te prendre vers 19 h on mangera ensemble ?

- Pas de problĂšmes .

- Bonjour Mme Nexfort !

- Bonjour Lucas je t’ai dĂ©jĂ  dit que tu pouvais m’appeler AngĂ©lique tu me fais prendre 20 ans quand tu m’appelle madame .

Ça fit rire Lucas mais je le soupçonnais de faire semblant parce que ce n’était absolument pas drĂŽle .

- Je ne me le permettrais pas.

- Tu es trop bien Ă©levĂ© je fĂ©licite tes parents, d’ailleurs passes leur le bonjour !

- Ce sera fait, passe une bonne soirée Zoey, bonsoir Mme Nexfort.

Je glissa un « merci à demain « et ferma ma portiÚre :

- Zoey tu as oublié ?

- Quoi ?

- On reçoit les Alvarez demain tu ne peux pas sortir

- Les Alvarez ?

- Les nouveaux voisins.

-

Merde maman merde.

~

Related chapters

Latest chapter

DMCA.com Protection Status