BAISE-MOI 3
Des banalités.
— Voronin ne fait jamais de banalités, rétorque Niko, qui les a rejoints, son sourire social toujours en place mais ses yeux devenus froids comme l'acier. Il a senti l'obsession. C'est un vautour. Il repère la faiblesse.
— Quelle faiblesse ? demande Eva, confuse.
— Nous, lui souffle Niko en se penchant comme pour lui murmurer une douceur. Notre obsession pour toi. C'est notre point faible, et il le sait. Toi, tu es le point de pression.