PRENDS-MOI SAUVAGEMENT 2
Je pleure la tante que je ne mériterai jamais d’être pour cet enfant dont j’ai vu battre le cœur.
Le gouffre est toujours là. Mais la chute a pris une autre forme. Ce n’est plus une descente vertigineuse et chaotique. C’est une chute lente, contrôlée, dans les ténèbres silencieuses du remords. L’impact ne viendra pas d’un coup, fracassant. Il viendra lentement, insidieusement, à chaque anniversaire, à chaque Noël, à chaque regard échangé en famille, sous le poids de ce que j’ai perdu à jamais.