SOMBRE POSSESSION
— Je le porterai tout le temps, je promets.
Il m'embrasse sur le front, un baiser long, presque solennel, puis se lève. Je le regarde traverser la chambre, nu, sûr de lui, ses muscles jouant sous sa peau marquée de cicatrices. Une, en travers des côtes, longue et blanche. Une autre, sur l'épaule, ronde, comme une marque de balle. Une autre, sur la hanche, fine, comme une coupure de couteau. Chaque cicatrice raconte une histoire qu'il ne me dira jamais, une violence qu'il a subie ou infligée.