Dans le lit du serpent
Elle prit le livre.
C’était un roman érotique, sans ambiguïté, d’une crudité calculée et littéraire. Dès les premières pages, elle fronça les sourcils : des dialogues crus, des mains qui découvraient des chairs, des hommes qui ordonnaient, des femmes qui gémissaient. Le style était direct, presque violent, sans fioritures de litérature. Le mot chatte revenait, crûment imprimé, et chaque fois qu’il apparaissait, une chaleur étrange lui chatouillait le ventre. Emma tenta de refermer le livre, soupira, puis rouvrit. Sa curiosité, plus tenace que la pudeur, l’emporta.
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