L’ombre du passé
Aujourd'hui, cependant, sa plume dansait avec une ferveur particulière, tissant un récit digne des maîtres du verbe, comme si elle transposait les évènements de sa journée au collège en un roman à clefs, un véritable drame moliéresque.
Elle narrait la scène du baiser avec une précision d'orfèvre, chaque détail ciselé avec une intention délibérée de dissimulation. Ses mots étaient des énigmes, ses phrases, dr llégories, ses descriptions, des métaphores.
Le langage n'était pas celui du journal intime conventionnel, mais celui d'une prose littéraire sophistiquée, une tapisserie complexe de sous-entendus et de symboles.