ログインตอนมีชีวิตอยู่ก็ยากจนแสนเข็ญ เมื่อตกตายไป ยังต้องเข้ามาอยู่ในร่างของคุณหนูตกอับที่อาภัพรัก ถูกคู่หมายทิ้งร้าง จนนางเฝ้าถามฟ้าดินว่าเหตุใดไม่ปล่อยให้นางตายไปเสีย ตายแล้วตายเลยมิได้หรืออย่างไรกัน!!! เรื่องย่อ ผู้จัดการร้านเหล้าชื่อดัง กลับต้องกลายมาเป็นคุณหนูตกอับแห่งสกุลเหอ เหอหลี่น่า ทั้งที่ตายตกไปแล้ว เหตุใดยังฟื้นตื่นขึ้นมาอีกเล่า วิบากกรรมอันใดที่เคยก่อ จึงต้องมาใช้ชีวิตลำบากลำบนเช่นนี้ ครอบครัวถูกโกง ผู้คนมินับหน้าถือตา คู่หมายที่ให้คำมั่นกันไว้ก็แต่งสตรีอื่นเข้ามาแทนที่ คอยดูเถิด ข้าจะเป็นเศรษฐีนีของแคว้นให้ดู เหอหลี่น่า VS จ้าวหวังหย่ง “ทาบทาม หมายถึงแต่งงานน่ะหรือ” “ใช่” “ไม่ต้องๆ ข้ามิได้คิดมาก แต่ท่านต้องรีบไปซื้อยาห้ามครรภ์มาให้ข้า” “เหตุใดต้องดื่ม ข้าจะรับผิดชอบทุกอย่าง” “ข้าจะดื่ม แล้วข้าก็จะไม่แต่งด้วย!”
もっと見るJe me tiens devant le miroir de ma minuscule salle de bain, dans cet appartement exigu de Camden Town que je partage avec deux colocataires bruyantes. Mes mains tremblent légèrement tandis que j’ajuste le col de ma chemise blanche impeccablement repassée. C’est le grand jour. Le jour où tout change. Ou du moins, c’est ce que je me répète depuis des semaines.
Amanda Hayes, 24 ans, fraîchement diplômée de la London Business School avec une mention très bien en finance et management. Mon CV est impeccable : stages chez des startups fintech, bénévolat dans une ONG pour l’éducation financière, et même un article publié dans un journal académique sur l’impact des cryptomonnaies sur les marchés émergents. J’ai bossé dur pour en arriver là. Nuits blanches à réviser, jobs étudiants pour payer mes frais de scolarité : serveuse dans un pub bondé, tutrice pour des gamins riches qui n’en avaient pas besoin. Mes parents, modestes profs dans un village du Yorkshire, m’ont toujours poussée à viser haut. “Le monde est à toi, ma chérie,” disait ma mère en me serrant dans ses bras avant mon départ pour Londres.
Mais aujourd’hui, c’est le vrai test. Black Industries. L’empire de Cameron Black, ce nom qui fait trembler les salles de marché de la City. Une multinationale qui domine tout : technologie, immobilier de luxe, investissements privés. On dit que Black a bâti sa fortune de zéro, en partant d’un garage à Manchester pour devenir l’un des milliardaires les plus énigmatiques d’Europe. Pas de photos people, pas de scandales, juste une réputation de glace. “The Shadow King,” l’appellent les tabloïds, parce qu’il opère dans l’ombre, écrasant la concurrence sans un mot.
Mon entretien d’embauche, il y a deux semaines, s’est passé comme dans un rêve. Une RH polie, des questions techniques que j’ai clouées, et cette phrase finale : “Vous êtes exactement ce que nous cherchons, mademoiselle Hayes.” Le stage de six mois au département stratégie, avec une option pour un CDI à la clé. Salaire décent, perks incroyables : gym privée, cantine étoilée, et l’accès à un réseau qui pourrait propulser ma carrière dans la stratosphère.
J’attrape mon sac à main un faux Chanel que j’ai déniché sur un marché et je vérifie mon reflet une dernière fois. Cheveux châtains relevés en un chignon strict, maquillage discret, jupe crayon noire qui tombe juste au-dessus des genoux, escarpins raisonnables. Professionnelle. Confiante. Prête à conquérir.
Le métro est bondé, comme toujours à 8h du matin. Je me fraye un chemin jusqu’à Canary Wharf, le cœur financier de Londres, où les tours de verre et d’acier percent le ciel gris. La Black Tower domine tout : 70 étages de marbre noir et de vitres teintées, un monolithe qui semble absorber la lumière plutôt que la réfléchir. J’ai lu des articles sur son architecture conçue par un designer suédois obsédé par le minimalisme brutal. “Un bâtiment qui inspire la peur et le respect,” avait dit Black dans une rare interview.
À l’entrée, un vigile scanne mon badge temporaire. “Bienvenue chez Black Industries, mademoiselle Hayes. Ascenseur 12, 67e étage.” Mon cœur bat la chamade pendant la montée. Les portes s’ouvrent sur un hall immaculé : sols en marbre poli, murs blancs avec des tableaux abstraits qui valent probablement plus que mon appartement entier. Une odeur subtile de café fraîchement moulu et de cuir neuf flotte dans l’air.
Une femme d’une quarantaine d’années, tailleur gris impeccable, m’accueille avec un sourire professionnel. “Amanda ? Je suis Elena, votre superviseure pour le stage. Suivez-moi.” Elle me guide à travers un open space high-tech : écrans incurvés, fauteuils ergonomiques, employés en costumes sur-mesure qui tapent frénétiquement sur leurs claviers. Pas de bavardages inutiles, pas de rires, juste une efficacité clinique.
Mon bureau est un petit coin près d’une fenêtre panoramique. Vue sur la Tamise, les gratte-ciels voisins. “Vous commencez par analyser ces rapports sur nos investissements en Asie,” explique Elena en me tendant une pile de dossiers. “Soyez précise. M. Black déteste les erreurs.” Elle me laisse avec un clin d’œil encourageant, et je me mets au travail.
Les heures passent. Je plonge dans les chiffres : fusions-acquisitions, projections de croissance, risques géopolitiques. C’est fascinant. J’oublie presque l’heure du déjeuner, grignotant un sandwich à mon bureau. L’après-midi, Elena m’invite à une réunion d’équipe. “Juste pour observer,” dit-elle. “Mais prenez des notes.”
La salle de réunion 66B est une bulle de verre au milieu de l’étage. Une dizaine de personnes autour d’une table ovale : analystes, managers, tous plus expérimentés que moi. Je m’assieds au fond, bloc-notes en main. La discussion porte sur un deal majeur : l’acquisition d’une startup en IA basée à Singapour. Les enjeux sont énormes : des milliards en jeu.
Puis, vers 17h, la réunion se termine. Je range mes affaires, mais mon téléphone a glissé sous la table. Je me baisse pour le ramasser, et c’est là que j’entends des voix. Basses, murmurées, venant de l’autre côté d’une cloison fine. Deux hommes, peut-être dans la pièce adjacente.
“...le transfert doit être clean. Pas de traces.” “Et si les flics remontent la piste ?” “Ils ne remonteront rien. Black a des amis partout. Le cartel mexicain a déjà payé la moitié. Le reste arrive via les Caymans.”
Mon sang se glace. Cartel ? Transfert ? Ça n’a rien à voir avec des investissements légaux. Je reste figée, le cœur battant.
“Livraison dans deux semaines. Assure-toi que l’entrepôt de Docklands est sécurisé. Et pour le témoin à Manchester... règle ça discrètement.”
Un silence. Puis un rire froid. “Comme la dernière fois ?” “Oui. Accident de voiture. Propre.”
Je me redresse lentement, téléphone en main, et je sors de la salle sur la pointe des pieds. Mon esprit tourbillonne. Black Industries impliquée dans du blanchiment ? Du trafic ? Cameron Black, le PDG intouchable, au centre de tout ça ? J’ai dû mal entendre. Ou peut-être que c’est un malentendu. Mais les mots résonnent : “cartel”, “témoin”, “accident”.
De retour à mon bureau, je fais semblant de travailler, mais mes mains tremblent sur le clavier. Elena passe me voir : “Tout va bien, Amanda ? Vous êtes pâle.” Je force un sourire. “Juste fatiguée. Première journée.” Elle hoche la tête et me laisse partir à 18h.
Dans l’ascenseur, j’expire longuement. Oublie ça. Ce n’est pas mon problème. Je suis juste une stagiaire. Demain, tout ira bien.
Mais le lendemain matin, tout bascule.
J’arrive à 8h pétantes, badge en main. Elena m’attend avec un air grave. “Amanda, M. Black veut vous voir. Immédiatement. Ascenseur privé, 67e étage.”
Mon estomac se noue. Le PDG en personne ? Pour une stagiaire ? Ça ne sent pas bon.
L’ascenseur monte en silence, musique d’ambiance douce qui contraste avec mon pouls affolé. Les portes s’ouvrent directement sur son bureau. Immense. Minimaliste. Murs de verre offrant une vue à 360° sur Londres. Bureau en onyx noir, fauteuils en cuir italien.
Et lui. Cameron Black.
Il est debout près de la fenêtre, dos tourné, parlant au téléphone en russe ou est-ce du serbe ? Sa voix est grave, autoritaire. Il raccroche et se retourne.
1m93 de pure intimidation. Costume trois pièces anthracite taillé sur mesure, chemise blanche ouverte au col révélant un tatouage discret une ombre stylisée, peut-être un corbeau. Cheveux noirs coupés court, barbe de trois jours, yeux verts perçants comme des lames. Pas un sourire. Juste un regard qui me cloue sur place.
“Asseyez-vous, mademoiselle Hayes.”
J’obéis, jambes flageolantes. Il s’assied en face, croise les doigts.
“Vous avez un excellent profil. Intelligent. Ambitieux.” Il fait une pause. “Mais curieux.”
Mon cœur rate un battement. “Pardon ?”
“Hier, 17h12. Salle 66B. Vous avez entendu une conversation privée.”
Comment sait-il ? Caméras ? Micros ? Je balbutie : “Je... je cherchais mon téléphone. Je n’ai rien entendu de...”
“Ne mentez pas.” Sa voix claque, froide comme l’acier. “Vous avez tout entendu. Et maintenant, vous êtes un risque.”
La panique monte. “Je jure que je ne dirai rien. Je veux juste faire mon stage.”
Il se penche en avant, ses yeux dans les miens. “Je sais. C’est pourquoi je vous offre une chance.” Il pousse deux documents vers moi. “Signez ça.”
Le premier : un accord de non-divulgation standard, blindé de clauses pénales.
Le second... mon souffle se coupe.
Contrat d’assistance personnelle exclusive Entre M. Cameron Black (ci-après “le Propriétaire”) Et Mlle Amanda Hayes (ci-après “l’Assistante”)
Les termes : je deviens son assistante personnelle 24/7. Obéissance totale. Disponibilité immédiate. En échange, protection, salaire triplé, et effacement de tout “risque”.
Mais entre les lignes : “L’Assistante s’engage à satisfaire tous les besoins du Propriétaire, sans limite ni refus.”
C’est un contrat d’esclavage moderne. Sexuel. Psychologique. Total.
“Vous avez deux options, Amanda.” Sa voix est un murmure dangereux. “Refusez, et vous disparaissez. Acceptez... et vous m’appartenez.”
Il pose un stylo devant moi. “Décidez.”
หวังหย่งที่นั่งข้างเหิงเยว่ รีบขยับโยกย้ายตนเองมาหาหลี่น่าที่ยืนอยู่อีกฝั่ง แล้วเอียงหูให้ฮูหยินของตนบิดบ้าง“จะให้ข้าบิดหรือ”“อืม พี่สมควรถูกลงโทษเช่นกัน อึก!” เมื่อสามีว่าดังนั้น หลี่น่าก็มิคิดจะออมแรง แม้ยังไม่รู้ว่าเรื่องราวเป็นอย่างไร แต่ความผิดที่หวังหย่งมิเอ่ยกับนางตามตรงถือว่าเขาผิด“ขะ ข้าเล่าแล้วขอรับ เล่าแล้วๆ” นายกองฉีเหลือบมองคณิกาสาวคนหนึ่ง ก่อนจะเอ่ยเล่าเรื่องราวทั้งหมดให้ทุกคนฟัง“แท้จริงแล้ว ข้าชมชอบแม่นางซีซีอยู่ขอรับ…” แม่นางซีซีเป็นหญิงคณิกาที่พึ่งเข้ามาทำงานที่หอเลี่ยงเยว่ นางปรนนิบัตินายกองฉีเป็นคนแรก เขาจึงได้รู้ชีวิตที่แสนรันทดของนางนายกองฉีตั้งใจจะมาพูดคุยกับนาง และขอไถ่ตัวนางออกจากหอนางโลมแห่งนี้ ด้วยนายกองฉีมิได้มีญาติที่ใด จึงขอให้ท่านแม่ทัพที่เป็นนายของตนและเหิงเยว่ มาช่วยพูดคุย ถือเป็นการให้เกียรติฝ่ายหญิง“เรื่องก็เป็นเช่นนี้ขอรับ ฮูหยินทั้งสองโปรดคลายมือด้วย” เมื่อได้ฟังเรื่องราวที่แท้จริง หลี่น่ากับหยู่เยียนก็ใจเย็นลงได้“เหตุใดมิเอ่ยเรื่องนี้กับข้าเล่า หากว่านายกองฉีต้องการเช่นนี้ ข้าจะได้ให้ แม่สื่อแม่ชักมาจัดการ เรื่องเช่นนี้ปล่อยให้บุรุษจัดการกัน
แปลก แปลกเป็นที่สุดวันนี้หวังหย่งมิได้ไปทำงานค่ายทหาร พ่อแม่และบุตรทั้งสามจึงได้อยู่กันพร้อมหน้า ทว่าท่าทางลุกลี้ลุกลนของสามี ทำให้หลี่น่านึกสงสัยอยู่ไม่น้อย“ยามเซิน (15:00 – 16:59 น.) ย่าทวดจะกลับมาจากอารามแล้ว”“จริงหรือขอรับท่านแม่ ข้าคิดถึงท่านย่าทวดยิ่งนัก ใช่หรือไม่อาเหว่ย ซินเอ๋อร์” หลี่น่าหัวเราะบุตรชายคนโต ที่เอาแต่หาพวกพ้อง ไม่ว่าเรื่องใดก็ต้องถามน้องชายกับน้องสาวว่าคิดเหมือนตนหรือไม่“เช่นนั้นก็อย่าลืมไปรอรับท่านย่าทวดเล่า ท่านจะได้ชื่นใจ” หวังหย่งลูบหัวเล็กของบุตรชายเบาๆ พลางเหลือบมองภรรยาด้วยแววตาลังเล“ขอรับท่านพ่อ”“ว่าแต่ท่านเถิด มีเรื่องใดจะบอกข้าหรือไม่ เห็นท่านมองข้าหลายทีแล้ว”“มิ มิมีอันใด พี่- พี่เพียงอยากมองฮูหยินของพี่เท่านั้น” ทั้งที่เป็นคำที่ตนเองก็เคยพูด แต่เหตุใดจึงตะกุกตะกักเช่นนี้เล่า ทั้งเหงื่อสีใสยังไม่เป็นใจ ผุดขึ้นมาทั่วกรอบหน้า“เจ้าค่ะๆ ไม่มีก็ไม่มี” หลี่น่ามิคิดจะคาดคั้น เพราะอยู่ต่อหน้าบุตร ประเดี๋ยวจะเสียบรรยากาศเปล่าๆ นางจึงหันมาชวนบุตรวาดภาพกันแทนเมื่อเข้าสู่ยามเซิน (15:00 – 16:59 น.) หวังหย่งและหลี่น่าก็พาบุตรมารอรับท่านย่าอยู่หน้าเรือน เด็
“ข้ามาแล้วขอรับ ท่านแม่ทัพจะให้ข้าพาคุณชายกับคุณหนูไปเล่นข้างนอกใช่หรือไม่” นายกองฉีเคยดูแลคุณชายและคุณหนูอยู่บ่อยครั้ง ตอนที่ฮูหยินพาพวกเขามาเยี่ยมท่านแม่ทัพที่ค่าย จึงพอจะสนิทชิดเชื้อกันอยู่บ้าง“มาแล้วก็มานั่งนี่” หวังหย่งลุกขึ้นจากเก้าอี้ ก่อนจะชี้ให้นายกองฉีมานั่งแทนที่ของตน“ขอรับ?”“ไปนั่งเสีย แล้วอ่านเอกสารให้ข้า อย่าให้ตกหล่นเล่า” นายกองฉีทำหน้าเหลอหลา พลางเดินไปนั่งตามที่เจ้านายสั่ง สองมือหยิบเอกสารขึ้นมาอ่านออกเสียงให้แม่ทัพหนุ่มได้ยินส่วนหวังหย่งก็เล่นกับบุตรไปด้วย ฟังเสียงจากนายกองคนสนิทไปด้วย ในเมื่อเขาเอ่ยบอกภรรยาแล้ว ว่าจะอาสาเลี้ยงดูบุตรด้วยตนเอง ดังนั้นเขาก็ต้องเล่นกับลูก ส่วนเรื่องงานนั้น…ก็ขอให้ผู้อื่นช่วยแล้วกันด้านหลี่น่าที่พึ่งกลับมาจากการไปดูโรงกลั่น ก็ตรงมาที่ค่ายทหารทันที เมื่อเข้าไปในกระโจมส่วนตัวของสามี ก็พบว่าสี่พ่อลูกนอนหลับกันสนิท ใบหน้าของพวกเขาต่างเลอะสี โดยเฉพาะหวังหย่ง ที่เปรอะเปื้อนกว่าลูกๆ เสียอีก“คิกๆ เนื้อตัวเปรอะเปื้อนราวกับเด็กน้อย” นิ้วเรียวถูเบาๆ ไปที่รอยเปื้อน และด้วยสัญชาตญาณของทหาร มือหนาจึงจับภรรยาที่แอบกินเต้าหู้ได้อย่างคาหนังคาเขา“อ
“ทะ ท่านแม่ทัพ เหตุใด…” ทหารในค่ายต่างหันมองมาที่หวังหย่งเป็นตาเดียว จะมิให้พวกเขามองได้อย่างไร เพราะบัดนี้แม่ทัพใหญ่ผู้เกรียงไกรของแคว้น กำลังหอบหิ้วบุตรทั้งสามและตะกร้ามาถึงสองใบ“ระวังแมลงจะบินเข้าปาก” เมื่อถูกนายค่อนแคะ เหล่าทหารก็รีบงับปากทันที นายกองสองคนที่ทำงานใกล้ชิดท่านแม่ทัพรีบเข้าไปช่วยถือข้าวของต่างๆ“ท่านพ่อ ข้าอยากยิงธนู ฟิ้ว ฟิ้ว” บุตรชายคนโตอย่างจ้าวเฟยอวี๋ รบเร้าให้บิดาพาไปยิงธนูอย่างเคย“ได้ๆ แต่ต้องนำของไปเก็บก่อน เข้าใจหรือไม่” วันนี้หวังหย่งพาบุตรทั้งสามมาที่ค่ายด้วย เพราะท่านย่าของเขาไปถือศีลที่อาราม ส่วนฮูหยินรักก็พาสกุลเหอไปดูโรงกลั่นสุราอีกแห่งที่พึ่งสร้างเสร็จ เขาจึงอาสาพาบุตรทั้งสามมาด้วยจ้าวเฟยอวี๋เป็นบุตรชายคนโต อายุได้ห้าหนาว จ้าวหลีเหว่ยเป็นบุตรชายคนรอง อายุได้สามหนาว และสุดท้าย จ้าวซินหยานบุตรสาวคนเล็กที่อายุเพียงหนึ่งหนาว“เข้าใจขอรับ ข้าช่วยขนอาเหว่ยไปที่กระโจมเองขอรับ” ด้วยเฟยอวี๋เคยมาที่ค่ายทหารกับบิดาแล้ว เขาจึงพอจำที่ทางต่างๆ ได้ เด็กชายจึงเข้าไปรวบตัวน้องชายแล้วพาไปที่กระโจม“เห้อ อาอวี๋นะอาอวี๋ ทำราวกับน้องชายเป็นกระสอบข้าวสารไปได้” นายกองทั้ง
“เป็นฮุ่ยหวงที่บอกให้ข้าหนีออกจากนอกแคว้น” นั่นเป็นคำพูดที่วนเวียนอยู่ในหัวของหวังหย่งตลอดทั้งคืน จะว่าสตรีผู้นี้โกหก นางก็มีแผนที่ที่นางอ้างว่าฮุ่ยหวงเป็นผู้เขียนขึ้นและเมื่อเขาตรวจสอบดูแผนที่นั่น ก็เป็นลายมือของฮุ่ยหวงจริงๆ จู้อินเอ่ยว่า ฮุ่ยหวงสั่งให้นางเผาทิ้ง หลังจากข้ามไปแคว้นอื่นแล้ว แต่หลา
เพียงเห็นสองสามีภรรยาเดินเข้ามา หญิงสาวก็ร้องห่มร้องไห้ขึ้นมาทันที ปากก็เอาแต่พร่ำขอให้ปล่อยนางไป นางมิได้ทำสิ่งใดผิด“ปล่อยข้าไปเถิดเจ้าค่ะ ขะ ข้ามิได้ทำอันใดผิดเลยเจ้าค่ะ”“แล้วเหตุใดต้องหนี” หวังหย่งลากเก้าอี้ไม้มานั่งประจันหน้ากับหญิงสาว ส่วนหลี่น่าก็นั่งมองอยู่บนโต๊ะทำงาน นางไม่รู้ว่าหวังหย่งต
“เราเคยพบกันมาก่อนใช่หรือไม่”“มะ มิได้เจ้าค่ะ ท่านแม่ทัพคงจำคนผิด” หญิงสาวก้มหน้างุด เนื้อตัวสั่นเทา จนหลี่น่านึกสงสาร คงเป็นเพราะกลัวคนตัวโตข้างๆ นางเป็นแน่“อย่างนั้นหรือ”“จะ เจ้าค่ะ บ่าว- เอ่อ ข้าน้อยพึ่งมาสมทบกับคนในหมู่บ้านเจ้าค่ะ จะ จะเคยพบท่านได้อย่างไร”“อืม เช่นนั้นก็ไปเถิด” เมื่อได้รับอ
“ฝ่าบาทมิประสงค์ จะเห็นผู้คนบาดเจ็บล้มตายในสงครามอีก หากว่าพวกท่านจะให้ข้าถอยทัพ ก็จงส่งราชทูตมาประทับตราลงนาม ว่าแคว้นไฉจะไม่ก่อสงครามกับแคว้นใดอีก เป็นเวลาห้าสิบปีต่อจากนี้”“…” แม่ทัพใหญ่แคว้นไฉกำมือเข้าหากันแน่น ศึกกับแคว้นหยางคราก่อน ก็เป็นบิดาของเขาที่ยอมก้มหัวมาขอยุติสงครามต่อท่านตาของหวังหย





